Pulp Fiction


Titre : Pulp Fiction
Titre qc. : Fiction Pulpeuse
Classification : 16 ans et plus
Genre : Drame / Action
Pays : États-Unis
Durée : 2h34
Date de sortie US : 14 octobre 1994
Réalisateur : Quentin Tarantino (Reservoir Dogs, Kill Bill)
Scénariste : Quentin Tarantino, Roger Avary
Acteurs : John Travolta, Samuel L. Jackson, Tim Roth, Amanda Plummer, Bruce Willis, Uma Thurman, Rosanna Arquette, Ving Rhames, Christopher Walken, Harvey Keitel...

Synopsis : Les mésaventures de malfrats découpées en histoires différentes mais liées les une aux autres. D'un côté Vincent et Jules, les hommes de main de Marsellus Wallas, qui doivent apporter à leur patron une mystérieuse mallette. De l'autre côté nous avons Butch, un boxeur ayant arnaqué Wallas et au milieu de tout ça un couple braquant un petit restaurant...

Critique : Comme tous les films de Tarantino, Pulp Fiction est raconté de façon non chronologique. Mais avec ce film, c'est pire puisque c'est en fait trois histoires qui s'entrecroisent. Et comme tout film de Tarantino qui se respecte, il y a beaucoup de dialogues interminables qui ne mènent nulle part. Mais tous ces dialogues deviennent en quelque sorte cultes car ils cultivent la "cool attitude" présente dans tous les films de ce réalisateur. Je ne peux pas non plus passer sous silence la musique qui donne toujours une autre dimension aux scènes. Une vieille chanson qui normalement n'a rien de bien intéressante, devient instantanément une chanson géniale lorsqu'elle joue dans un film de Tarantino. Comment ne pas frémir de plaisir en voyant John Travolta et Uma Thurman danser le twist sous la chanson "You Never Can Tell" de Chuck Berry? Parlant des acteurs... Ils sont tous bons. Chacun a sa place, chacun a son utilité, chacun est cool. C'est fou le nombre d'acteurs qu'on connait de près ou de loin qui jouent dans ce film. Il y a même Steve Buscemi qui fait un petit caméo dans le rôle d'un serveur. Et puis c'est quand même ce film qui a remis John Travolta sur le chemin de la popularité. Bien sûr, c'est un film violent. Et oui, ça parle beaucoup trop de n'importe quoi. D'accord, c'est vulgaire et ça dit "fuck" 265 fois. Et l'histoire est mélangeante. Et il y a beaucoup trop de références qu'on ne comprend pas. Mais c'est un film cool et génial. Si ma mère de 53 ans, fan de Patrick Swayze et de films d'amour, peut apprécier un film comme Pulp Fiction, je crois qu'il y a des chances pour que vous aimiez ce film également.

Et un petit bonus:


The Fly


Titre : The Fly
Titre fr. : La Mouche
Origines : Tiré d'une courte nouvelle de George Langelaan, remake
Classification : 13 ans et plus
Genre : Horreur / Science-Fiction / Drame
Pays : Canada / États-Unis
Durée : 1h35
Date de sortie US : 15 août 1986
Réalisateur : David Cronenberg (Eastern Promises)
Scénariste : George Langelaan, Charles Edward Pogue, David Cronenberg
Acteurs : Jeff Goldblum, Geena Davis, John Getz...

Synopsis : Seth Brundle est un jeune biologiste très doué. Il met au point une invention qui doit révolutionner le monde : la "téléportation" qui consiste à transporter la matière à travers l'espace. Après plusieurs essaies et erreurs, il décide finalement de se téléporter lui-même. Seulement il ne s'aperçoit pas qu'une mouche fait partie du voyage...

Critique : Un classique des années 80. Un film qui mélange habilement l'horreur et la science-fiction, avec comme fond une histoire d'amour. Le premier film de Cronenberg qui est dit "commercial" et donc accessible au grand public (contrairement à Videodrome qui est un film vraiment trop bizarre). J'avais presque oublié combien le film était bon. Et dégueulasse. Parce qu'il faut avouer que, malgré son petit classement, le film est assez gore / dégoûtant / crade. Donc pour les coeurs sensibles, je vous conseille de ne pas manger avant ou pendant le film. Ongles arrachés, dents et oreille qui tombent, main et pied liquéfiés, transformation d'un homme en monstre hideux, etc. Et pourtant, le film est avant tout un drame. Une métaphore pour le cancer ou le sida. Un amour déchiré par la maladie. Jeff Goldblum est très bon dans ce film (et pas moche du tout au début). Et malgré son maquillage de plus en plus avancé, il est capable de nous faire ressentir toute une gamme d'émotions, même le rire avec ses airs parfois étranges. Les deux autres acteurs principaux font bien leur boulot, quoique Geena Davis a tendance à me faire trop penser à son rôle dans Beetlejuice à cause de ses grands yeux ronds, alors ça enlève un peu de sérieux au drame qu'elle vit. La fin, quant à elle, m'émus à chaque fois. Seul véritablement défaut du film: c'est trop court. Comme la plupart des films de Cronenberg, ce film est complexe et il aurait gagné à être plus exploré et à être allongé d'au moins 15 minutes. Un classique à voir.

Les Tommyknockers

Titre original : The Tommyknockers
Titre v.f. : Les Tommyknockers
Auteur : Stephen King
Genre : Fantastique / Horreur
Année : 1987
Éditions : Albin Michel
Pages : 958

Résumé : Au cours d'une promenade en forêt, Bobby Anderson trébuche sur un morceau de métal qui dépasse du sol. Intriguée, elle commence à creuser en état de transe. Elle se rend compte progressivement qu'il s'agit d'un vaisseau extraterrestre. Le vaisseau exerce une étrange influence sur la population alentour, donnant des idées révolutionnaires aux gens, mais les transformant petit à petit en créatures non humaines.

Critique : Depuis quelques temps, plus je lis Stephen King, plus je l'aime. Je ne sais pas comment j'ai pu trouver qu'il était un auteur médiocre il y a quelques années. J'ai beaucoup aimé ce livre, malgré sa longueur. J'ai toujours été une fan d'extraterrestres. Alors jumelé avec une histoire du King de l'horreur, je ne pouvais qu'être comblée. Un autre bon point: je n'ai jamais vu l'adaptation pour la télévision. Donc je n'avais aucune idée de ce que j'allais lire. J'ai apprécié les changements de points de vue, la dégradation lente et horrible des villageois, les personnages principaux et même les quelques citations de début de chapitre venant de chansons de The Who et de Queen. C'est sûr qu'on pourrait se plaindre qu'il y a beaucoup trop d'histoires annexes et que 958 pages c'est bien long pour raconter une histoire d'envahisseurs de l'espace, mais personnellement j'ai aimé ces personnages secondaires qui sont mis en premier plan l'instant d'un chapitre. Tous ces évènements qui s'entrelacent. Stephen King a le tour de raconter des choses inintéressantes de façon captivante. Et il sait comment nous faire aimer ou détester ses personnages comme il se doit. Bref, si les romans de près de 1000 pages ne vous font pas peur, si vous aimez Stephen King et si vous aimez les histoires d'extraterrestres, je vous conseille de lire Les Tommyknockers.