Body Snatchers


Titre : Body Snatchers
Titre fr. : Body Snatchers, l'invasion continue
Origines : Adaptation d'un roman, 2ème remake
Classification : 13 ans et plus
Genre : Science-Fiction / Horreur / Thriller
Pays : États-Unis
Durée : 1h27
Date de sortie US : 28 janvier 1994
Réalisateur : Abel Ferrara (Bad Lieutenant)
Scénaristes : Jack Finney, Raymond Cistheri, Larry Cohen, Stuart Gordon, Dennis Paoli, Nicholas St-John
Acteurs : Gabrielle Anwar, Terry Kinney, Billy Wirth, Forest Whitaker, R. Lee Ermey...

Synopsis : Agent pour la protection de l'environnement dont la mission est d'assainir un dépôt de produits toxiques, Steve Malone débarque à Fort Daily, une base militaire de l'Alabama, avec sa femme et ses enfants. Le comportement étrange des soldats alerte Malone, qui découvre, horrifié, que des extra-terrestres ont pris possession de la caserne...

Critique : Je n'ai jamais vu The Invasion of the Body Snatchers de 1956, ni le remake de 1978, ni même le récent remake avec Nicole Kidman. Tout comme je n'ai pas lu le roman de Jack Finney qui est à l'origine de tout ça. Je ne peux donc pas faire de comparaison. Par contre, je dirais que le plus gros défaut de ce film, à mon avis, c'est sa rapidité. Après un début lent, l'action déboule (sur l'équivalent de quoi, une nuit?) et la fin arrive avant qu'on ait pu comprendre quelque chose. Tout se passe beaucoup trop vite, sans réelles explications, ce qui est bien dommage. Le film aurait gagné à être rallongé d'une quinzaine de minutes. Les acteurs se débrouillent, mais ne gagneront certainement pas un oscar avec leur performance. Il y a cette histoire d'amour qui n'apporte pas grand chose entre l'adolescente incomprise et le petit militaire à belle gueule. Cliché et peu original. Bien entendu, on a droit aussi à quelques scènes de nudités gratuites pour exciter le spectateur masculin moyen. Le film n'a pas que des défauts, quand même. Je dois avouer que les maquillages et les effets spéciaux sont assez bien faits. Surtout les doubles et les cocons. Et j'aime bien les cris que font les "extraterrestres". Aussi, on peut y voir une certaine critique de la société dans cette façon de déshumaniser les gens et ce lissage de la personnalité. Tous pareils, sans états d'âme, sans "défauts". Ça donne quand même froid dans le dos. J'ai surtout aimé la scène à la maternelle. Avec le potentiel de l'histoire, ça m'a donné envie de voir le remake de 1978 (qui d'après plusieurs critiques, est bien meilleur). Malgré ses défauts et son côté série B sans envergure, le film reste sympathique et divertissant.


The Return of the Living Dead


Titre : The Return of the Living Dead
Titre fr. : Le Retour des Morts Vivants
Classification : 13 ans et plus
Genre : Comédie / Horreur / Zombies
Pays : États-Unis
Durée : 1h31
Date de sortie US : 19 août 1985
Réalisateur : Dan O'Bannon (The Resurrected)
Scénariste : Dan O'Bannon
Acteurs : Clu Gulager, James Karen, Don Calfa, Thom Mathews...

Synopsis : Deux employés d'un entrepôt de fournitures médicales libèrent accidentellement un gaz toxique d'un conteneur militaire. Le produit ramène un mort à la vie dans la chambre froide du bâtiment, ils décident donc d'utiliser l'incinérateur du crématorium du cimetière voisin pour se débarrasser du mort-vivant…

Critique : Return of the Living Dead n'est pas la suite de Night of the Living Dead. C'est plutôt une version punk parodique du fameux film de George Romero. Ce film me faisait envie depuis un moment déjà. Et comme à chaque fois qu'on a beaucoup d'attentes, on est déçu presqu'à coup sûr. C'est ce qui m'est arrivé. Le film n'est pas mauvais, pourtant. Mais il est loin du film génial tant annoncé par les fans de zombies. Les acteurs sont plutôt mauvais, les blagues font sourire mais pas rire, la fin est facile et trop abrupte, les effets spéciaux sont parfois visibles, le maquillage des zombies figurants est cheap et il y a beaucoup de nudité gratuite (mais pour les mecs, ceci est une qualité et non un défaut, bien entendu). Le film est fortement ancré dans les années 80 avec le style vestimentaire du groupe de jeunes et la musique rock. Est-ce que c'est bien, ça dépend de vos goûts, mais une chose est sûre: cela donne un côté kitsch. Le film possède quand même assez de qualités pour être regardé plusieurs fois. L'idée d'avoir des zombies capables de courir, penser et même parler est assez géniale. Cela donne quelques phrases cultes comme "More brains!" ou "Send... more... paramedics". Les trois zombies en vedette sont bien faits et nous avons droit à quelques scènes gores dégoulinantes impliquant habituellement une tête (tête sciée, tête mordue, tête perdant son cerveau, tête percée par une pioche, etc). Le mélange de zombies et de rock passe plutôt bien et donne un côté marrant à certaines scènes ("Partytime" de 45 Grave alors que les zombies sortent de leur tombe). Le film surfe constamment entre la comédie et l'horreur, tout en restant divertissant. Dommage que la fin arrive trop vite, par contre. Si vous aimez les films de zombie, Return of the Living Dead est un cas à part qu'il faut voir au moins une fois.

The Exorcist


Titre : The Exorcist
Titre fr. : L'Exorciste
Version : The Version You've Never Seen
Origines : Adaptation d'un roman de William Peter Blatty
Classification : 13 ans et plus
Genre : Drame / Horreur
Pays : États-Unis
Durée : 2h12
Date de sortie US : 26 décembre 1973
Réalisateur : William Friedkin (Bug)
Scénariste : William Peter Blatty
Acteurs : Linda Blair, Ellen Burstyn, Max Von Sydow, Jason Miller...

Synopsis : A Washington, Regan, la fille de l'actrice Chris MacNeil, présente de curieux symptômes physiques et mentaux qui change complètement la personnalité de l'enfant. Les médecins se révèlent impuissants, Regan semble possédée par une force surnaturelle. Deux prêtres vont alors tenter d'exorciser le démon qui a pris possession de son âme...

Critique : Certains rient. Certains baillent. Certains frissonnent. La plupart des spectateurs qui voient ce film se classent parmi une de ces trois catégories. Je fais, étrangement, partie de la dernière. J'ai vu pour la première fois ce classique de l'horreur lorsque j'avais 11 ans, seule avec une amie, chez elle, le soir. Pas besoin de vous dire que nous avions eu bien de la difficulté à trouver le sommeil cette nuit là. Encore aujourd'hui, voir le visage de cette gamine possédée me rend mal à l'aise. Je ne suis pas une fan des "vieux" films fait avant 1980, mais je trouve que The Exorcist a très bien vieilli. Les effets spéciaux n'ont pas pris une ride (je me demande encore comment la gamine lévite sans câble apparent). Les maquillages sont très bien faits. Sincèrement, si je n'avais pas su que l'acteur jouant le père Merrin était seulement âgé de 44 ans à l'époque, je ne l'aurait pas cru. Beaucoup de scènes sont restées encré dans la culture populaire, comme la scène du vomi et celle de la tête qui tourne. Quant aux acteurs, ils sont pour la plupart assez bon, surtout la petite Linda Blair (son seul bon film, en fait, quel dommage). Et le thème musical du film est devenu un classique et est l'ancêtre du fameux thème d'Halloween. Mais The Exorcist n'a pas que des qualités. Le début en Irak est trop long et inutile. Et les longs déboires familiaux et religieux du Père Karras sont bien peu intéressants. Le comble revient à l'inspecteur, qui donne une touche d'humour incongrue à ce film bien sérieux et qui gâche donc l'ambiance à chaque fois qu'il apparaît (surtout cette nouvelle fin enrobée de plaisanteries). Aussi, le tant attendu exorcisme est bien court et la fin semble aussi précipitée. Mais on pardonne bien vite ces défaillances. À mon avis, si vous êtes vraiment fan de films d'horreur, vous devez absolument voir ce classique. Et même si vous n'aimez ce genre, The Exorcist est un film culte à voir et à revoir.

Young Frankenstein


Titre : Young Frankenstein
Titre qc. : Frankenstein Junior
Classification : Général
Genre : Comédie / Monstre
Pays : États-Unis
Durée : 1h46
Date de sortie US : 15 décembre 1974
Réalisateur : Mel Brooks (Robin Hood: Men in Tights)
Scénaristes : Gene Wilder, Mel Brooks, Mary Shelley
Acteurs : Gene Wilder, Peter Boyle, Marty Feldman, Teri Garr, Gene Hackman...
Particularité : En noir et blanc.

Synopsis :
Peu fier de son ascendance, le petit-fils de Frankenstein accepte pourtant de retourner dans le château de son ancêtre. Rattrapé par la folie familiale, il décide de suivre les traces de son grand-père et de créer à son tour une créature à partir de cadavres, avec l'aide de son fidèle serviteur Igor. Malheureusement, chargé de trouver le cerveau d'une génie, ce dernier se trompe et rapporte à Frankenstein un cerveau anormal...

Critique :
Ce film est autant une parodie qu'un hommage aux vieux films de la Universal sur Frankenstein. La musique avec les violons surutilisés, les décors dont certains accessoires de laboratoire viennent réellement des films originaux des années 30, le tout filmé en noir et blanc. On croirait regarder un des vieux films sur le célèbre monstre.
Tellement qu'on est presque choqué lorsque le premier gag arrive. Je me souviens de la première fois que j'ai aperçu ce film à la télévision. Je croyais voir une adaptation sérieuse de Frankenstein, jusqu'au fameux gag de la bosse d'Igor qui se balade. Hélas, ce ne sont pas toutes les blagues qui atteignent leur cible. Ce n'est pas non plus une avalanche de gags un après l'autre. L'humour est quelque fois très subtil et il se passe parfois de longues minutes sans qu'une joke n'apparaisse. Mais on rit quand même quelques fois, on sourit souvent et on est toujours divertit. La centaine de minutes que dure le film passe très vite. Chose rare pour une comédie, les blagues (qui fonctionnent) sont encore drôles à la deuxième vision. Les acteurs sont tous bons et semblent bien s'amuser. J'ai particulièrement apprécié l'acteur jouant l'assistant Igor. Son physique hors-norme avec ses gros yeux est déjà assez drôle à regarder, alors lorsqu'il déconne et fait l'idiot, je ne peux m'empêcher de rire (What hump?). Gene Wilder ne donne pas sa place non plus avec son air sérieux en total désaccord avec les idioties qu'il dit ou fait. Finalement, Young Frankenstein est une sympathique parodie qui mérite d'être vu au moins une fois... ou deux.

The Mist


Titre : The Mist
Titre qc. : Brume
Origines : Adaptation d'une nouvelle de Stephen King
Classification : 13 ans et plus
Genre : Drame / Horreur / Science-Fiction
Pays : États-Unis
Durée : 2h06
Date de sortie US : 21 novembre 2007
Réalisateur : Frank Darabont (The Green Mile)
Scénaristes : Stephen King, Frank Darabont
Acteurs : Thomas Jane, Marcia Gay Harden, Laurie Holden...
Site Officel

Synopsis : À la suite d'une violente tempête, une brume inquiétante se lève et enveloppe un petit village. Des habitants paniqués se réfugient au supermarché lorsqu'ils sont attaqués par de mystérieuses créatures qui se cachent dans le brouillard.

Critique : Étonnant, mais vrai: The Mist est une bonne adaptation d'une histoire de Stephen King. Par contre, ce n'est pas tout le monde qui aimera ce film. C'est long, trop long même. Le film aurait bénéficié d'être amputé d'environ 30 minutes. De plus, les effets spéciaux numériques ne sont pas d'une très grande qualité. Les bestioles sont faites à l'ordi et ça paraît, quoi. Quant aux personnages, ils sont pour la plupart des stéréotypes: la fanatique religieuse, les sceptiques, les rednecks, les héros, etc. Et ils ont parfois des réactions stupides (ou qui ne semble pas totalement crédibles). Mais, étrangement, la longueur du film ne m'a pas dérangé. Ça se regarde sans problème. Et aussi incroyable que ça puisse paraître, on s'habitue peu à peu aux bestioles numériques (même moi, fervente défenseur des monstres en latex). Ça donne même un certain cachet au film. Quant aux personnages, ce sont eux le sujet principal du film. Tout tourne autour des hommes et de leurs réactions face à cette situation hors de l'ordinaire. Les monstres ne sont qu'un ennemi mineur. Les vrais ennemis sont les humains eux-même. Malgré nous, on s'attache peu à peu à certains personnages. J'ai aussi bien aimé la façon que c'était filmé. Ça donnait l'impression de regarder un télé-film, avec ses fondus noirs pour montrer une ellipse dans le temps. Pourtant, d'habitude, je n'aime pas le genre série-télé sans budget jouant l'après-midi, mais là, la magie opérait. Et puis le film a d'autres qualités. Il y a des moments sanglants assez bien fait sans tomber dans le gore excessif. Il y a aussi quelques scènes et dialogues étonnamment géniaux. Et finalement, il y a... la fin. La dernière chose qui divisera le public. Certains aimeront, d'autres non. Spoilers: De mon point de vue, j'ai trouvé la fin bien sombre avec ce suicide collectif. Surtout que c'est un père qui tue son propre fils. Et puis voilà que l'armée pointe le bout de son nez pour sauvez le monde. Alors le mec a tué son fils, les vieux et la fille pour RIEN. J'ai trouvé que c'était de l'humour noir extrême. Mais peut-être que certains y verront un Happy End détourné. Ma mère a hurlé de frustration. Moi j'ai rigolé comme une folle (je possède un sens de l'humour très tordu). Fin spoilers. En résumé, The Mist, c'est le genre de film qu'on aime ou qu'on n'aime pas. Moi j'ai bien aimé et je crois même que j'achèterai le DVD.


Il buono, il brutto, il cattivo


Titre original italien : Il buono, il brutto, il cattivo
Titre ang. : The Good, the Bad and the Ugly
Titre fr. : Le bon, la brute et le truand
Classification : 13 ans et plus
Genre : Western / Comédie
Pays : Italie / Espagne
Durée : 2h41
Date de sortie italienne : 23 décembre 1966
Réalisateur : Sergio Leone (A Fistful of Dollars, Once Upon a Time in the West)

Scénaristes : Luciano Vincenzoni, Sergio Leone, Agenore Incrocci, Furio Scarpelli
Acteurs : Clint Eastwood, Eli Wallach, Lee Van Cleef...

Synopsis : Pendant la Guerre de Sécession, trois hommes se lancent à la recherche d'un coffre contenant 200 000 dollars en pièces d'or. Tuco (The Ugly) sait dans quel cimetière le trésor se trouve, tandis que Blondin (The Good) connaît le nom inscrit sur la pierre tombale qui sert de cachette. Chacun a besoin de l'autre. Mais un troisième homme entre dans la course : Sentenza (The Bad), une brute qui n'hésite pas à massacrer n'importe qui pour parvenir à ses fins.

Critique : Enfin, j'ai vu mon premier western. Ou plutôt devrais-je dire "spaghetti western", ce qui n'est pas du tout la même chose. Et à mon grand étonnement, j'ai aimé ça. Même que dès le lendemain, j'avais l'irrésistible envie de revoir le film (et de l'acheter, et aussi de voir les deux autres films de la trilogie). La musique, les cowboys sales et sans foi ni loi, les chevaux, les armes à feu, le désert, les ponchos, l'appât du gain, un certain humour déplacé.... ai-je mentionné la sublime musique d'Ennio Morricone? Cette musique est parfaite pour les westerns. Sans avoir vu un seul film de ce genre de ma vie, j'en connaissais certaines (grâce entre autres à Kill Bill). On ne peut pas passer sous silence qu'en regardant ce western spaghetti, on sait rapidement d'où vient parfois l'inspiration de Quentin Tarantino. La façon de présenter les personnages principaux est très Tarantinienne, comme certains dialogues ou situations. Sincèrement, je m'attendais à un film sérieux mais je me suis trompée. Il y a par exemple cette manie de tirer dans les chapeaux des protagonistes qui revient si souvent que ça en est grotesque (et c'est probablement voulu). Beaucoup de balles gaspillées, mais qu'est-ce que c'est drôle. Sergio Leone mélange habilement humour, émotion et action. Et aucun de ses personnages n'est totalement bon ou mauvais (enfin, sauf The Bad...). Je m'attendais aussi à ce que ça soit le personnage de Clint Eastwood (the Good) qui soit la grosse vedette du film. Que nenni. C'est l'acteur Eli Wallach (The Ugly) et son cabotinage permanent qui perce l'écran à chacune de ses apparition. Bien que sa liste de crimes soit interminable, on ne peut que s'attacher à Tuco. C'est plus qu'un side-kick comique, c'est LE personnage principal. Par contre, malgré toutes ces belles qualités, le film possède quelques défauts qui m'empêche de lui donner une note parfaite. 161 minutes, c'est très long. Le film possède plusieurs longueurs qui lui donne un rythme lent. Et beaucoup de scènes auraient pu être coupées pour l'alléger car il se passe trop de choses pour rien (comme un film de Tarantino, quoi). À part ça, je ne vois pas d'autres défauts agaçants. Le film est culte, les acteurs sont bons, la musique est géniale, c'est drôle, c'est même parfois émouvant et la fin est trop cool. À voir au moins une fois, même si vous n'aimez pas les films de cowboys.


28 Weeks Later


Titre : 28 Weeks Later
Titre fr. : 28 semaines plus tard
Classification : 16 ans et plus
Genre : Horreur / Thriller / Zombies / Action
Pays : Royaume-Uni
Durée : 1h40
Date de sortie US : 11 mai 2007
Réalisateur : Juan Carlos Fresnadillo
Scénaristes : Rowan Joffe, Juan Carlos Fresnadillo, Jesús Olmo, Enrique López Lavigne
Acteurs : Robert Carlyle, Jeremy Renner, Harolf Perrineau, Rose Byrne...
Site Officiel

Synopsis : Six mois après que le virus de la rage ait décimé les îles britanniques, l'armée américaine déclare avoir gagné la guerre contre cette maladie et permet la repopulation du pays. Mais le virus a-t-il vraiment été éradiqué?

Critique : La suite de 28 Days Later. Qui dit suite, dit habituellement film moins bon que l'original. Mais pas cette fois-ci. Enfin, d'après mon humble avis. Plus d'action, plus de sang, plus de "zombies" (d'infectés, pardon). On a droit à des yeux crevés, des têtes explosées, des corps déchiquetés, du sang un peu partout. Beaucoup d'explosions aussi. Bref, c'est visible qu'il y a un peu plus de budget pour ce film. Mais comme dans le premier, la musique reste dans la même veine, avec des moments silencieux, exempt de musique. Et d'autres, au contraire, remplis de musique très forte qui efface presque tous les autres sons (et qui donne des frissons). Et comme dans le premier film, nous avons droit à des plans de Londres inhabité. Côté acteurs, ils se débrouillent très bien. J'ai particulièrement apprécié avoir un infecté dans les personnages principaux, nous donnant ainsi un point de vue différent. Et comme dans 28 Days Later, la présence des militaires est importante, mais cette fois-ci ils sont un peu mieux représentés et moins manichéens. J'adore aussi le début, avec la course-poursuite. J'ai trouvé qu'il y avait un côté presque poétique à la scène (la musique, la colline verdoyante, les zombies au loin). Par contre, il y a des moments qui semblent n'être là que pour simplement nous émouvoir et jouer avec notre corde sensible. Aussi, j'avoue que le film souffre à sa 2ème vision. Le film est toujours bon en DVD, mais il est bien moins spectaculaire qu'au cinéma. M'enfin, il mérite quand même d'être vue et de recevoir une bonne note.

28 Days Later


Titre : 28 Days Later
Titre fr. : 28 jours plus tard
Classification : 16 ans et plus
Genre : Drame / Zombies
Pays : Royaume-Uni
Durée : 1h53
Date de sortie US : 27 juin 2003
Réalisateur : Danny Boyle (Trainspotting)
Scénariste : Alex Garland
Acteurs : Cillian Murphy, Naomie Harris, Brendan Gleeson...
Trailer

Synopsis : Des activistes font irruption dans un laboratoire pour délivrer des chimpanzés soumis à de terribles expériences. Mais aussitôt libérés, les primates, contaminés par un mystérieux virus, bondissent sur leurs "sauveurs" et les massacrent. 28 jours plus tard, Londres n'est plus qu'une ville fantôme. Les rares rescapés se terrent pour échapper aux "contaminés" assoiffés de violence. Et c'est dans ce contexte que Jim sort d'un profond coma dans un hôpital désert...

Critique : Lors de sa sortie DVD il y a quelques années, j'ai loué ce film. Et il m'avait grandement déçue. À l'époque, j'étais assoiffée de films d'horreur violents et amusants. Qu'elle n'avait pas été ma déception en voyant ce drame à peine sanglant avec de faux zombies bien peu présents. Malgré ma déception, j'ai acheté le DVD il y a quelques temps. Et je l'ai réécouté. Il ne faut pas se leurrer. 28 Days Later n'est pas un film d'horreur. Les zombies ne sont pas des morts-vivants. Ce sont des gens infectés par la rage. Et ils ne sont pas les véritables ennemis de l'histoire. Le film est en fait un drame parlant de la survie, de la vie en société et de l'individualisme. Par contre, même avec les cinq ans d'écart entre les deux visions du film, je ne peux pas dire que j'aime le début. Aux yeux de beaucoup, voir le personnage principal déambuler dans les rues désertes de Londres est poétique et même angoissant. À mes yeux, c'est juste long et pas vraiment intéressant. Mais par la suite, ça devient un peu plus divertissant avec les survivants et les militaires. Et vers le fin, on a droit à un revirement de situation assez génial. J'adore tout simplement les 30 dernières minutes. C'est carrément jouissif (en excluant le Happy Ending qui semble hors contexte). Et puis il ne faut surtout pas oublié la musique de John Murphy. C'est beau et c'est tout ce qui compte. Surtout le thème du film, qui est à écouter au moins une fois. Quant aux acteurs, la plupart inconnus ou presque à l'époque, ils se débrouillent très bien. Tous convaincants, même l'adolescente. Bref, je ne regrette pas mon achat. Malgré un début endormant, des images et des scènes de ce film resteront à jamais gravées dans ma tête. Et le thème murmure encore dans le fond de mes oreilles.